Sinusoïde
Seul, à traîner mon errance
Bien trop claqué tout étourdi
Encore un souffle
Peut-être courir après la chance
Ou essayer de fuire l'ennui
Mais rien ne change
Et peu à peu mon esprit danse
Avec la flamme qui me détruit
Petit à petit feu
(Mais)Restent des étincelles
Des moments ou bien des rêves
Restent des étincelles
De l'amour des fins d'semaines
Je peux encore continuer
Je peux toujours m'laisser aller
Reste un passage à passer
Puis oublier
Déjà parti encore ici
Et tous ces rêves les yeux fermés
Qui se consument
Et pris dans cette décadence
Ce sont bientôt mes idées qui
Partent en fumée
C'est p't'être parc'que j'y vois plus clair
Qu'aujourd'hui j'ai les idées sombres
Désillusions
Je sens en moi grandir la pudeur et le cynisme
Je sens en moi grandir la révolte et le cynisme
Je sens en moi grandir la pudeur et le cynisme
Je sens en moi grandir la révolte et le cynisme
(Mais)Restent des étincelles
Des moments ou bien des rêves
Restent des étincelles
De l'amour des fins d'semaines
Je peux encore continuer
Je peux toujours m'laisser aller
Reste un passage à passer
Puis oublier !!!
La vie est une sinusoïde
Encore un souffle
La vie est une sinusoïde
Encore un souffle, encore un souffle...
Puis j'oublie
(Paroles et musique : David et Anthony Lérat)

A qui de décider ?

Le soleil s'est levé sur un monde parfait (bis)
J'ai beau ouvrir les yeux, je n'vois pas tout c'que j'veux
J'allume la télé où tout est mélangé
Et carré par carré, nous sommes mozaïqués
Censure le monde
Sang sur nos sens
Pour ne pas nous toucher
Mauvais à voir
Bon à entendre
A qui de décider ?
On me voile la face, la réalité s'efface
Peu à peu je perds mes traces, tous ces murs me dépassent
Ma nature me fait peur, comme l'ancre dans nos moeurs
Pour n'pas sortir des normes je reste certifié conforme
Censure le monde
Sang sur nos sens
Pour ne pas nous toucher
Mauvais à voir
Bon à entendre
A qui de décider ?
Tant de mots, et tant d'images
Dans lesquels nos esprits nagent
Aveuglés, plongés dans le noir
Pour l'honneur ou pour la gloire
Censure le monde
Sang sur nos sens
Pour ne pas nous choquer
Mauvais à voir
Bon à entendre
A qui de décider ?
A qui de décider ?
A qui de décider ?...
(Paroles et musique : Fin d'semaine/Anthony et David Lérat)

Pardonne-moi d'être honnête
Chacun cherche la vérité
Pourquoi tant la détourner
J'avais tant de choses à dire
J'ai fini par travestir
A présent je n'ai plus peur
De te livrer sans recettes
Tous ces mots sortis du coeur
Sans passer par la tête
Je sais que dès aujourd'hui
Malgré la difficulté
Il me faut couper la poire
En quatre vérités
Pardonne-moi d'être honnête
J'ai bien pensé à mentir
Te cacher mes sentiments
Même sans vouloir te trahir
Pardonne-moi d'être honnête
Si j'dis vrai comme je respire
Dans ces cas où tout le monde ment
Dans ces cas où tout le monde fuit
Aurais-je évité le pire ?
J'ai dévoilé ma pensée
Elle est dure à accepter
Je veux découvrir le ciel
D'une insolence essentielle
J'ai trop joué sur deux tableaux
Mais n'en garderai qu'un portrait
Même si ma nature est autre
Que celle que t'attendais
Je sais que dès aujourd'hui
Malgré la difficulté
Il me faut couper la poire
En quatre vérités
Pardonne-moi d'être honnête
J'ai bien pensé à mentir
Te cacher mes sentiments
Même sans vouloir te trahir
Pardonne-moi d'être honnête
Si j'dis vrai comme je respire
Dans ces cas où tout le monde ment
Dans ces cas où tout le monde fuit
Aurais-je évité le pire ?
Je n'veux pas revêtir ces costumes d'autres moi
Je n'veux pas accepter de briser le miroir
Je n'peux pas changer les trous noirs en étoiles
Je n'peux pas te cracher ces espoirs
Je sais que pour aujourd'hui
Telle est ma réalité
Et quitte à te décevoir
Je dois me dévoiler
Pardonne-moi d'être honnête...
(Paroles et musique : David et Anthony Lérat)

Le courant
Toujours marcher les yeux fermés
Et se tenir la main
A n'plus savoir quoi penser
Pour se sentir moins loin
Nos pas s'enlisent sur des chemins
Presque dénaturés
Où les idées que l'on maintient
Empêchent de rêver
Perdu dans le creux de la vague
A l'âme ensorcelée
Tenter de prendre le virage
Pour enfin se retrouver
Si le courant m'emmène
Proche de la déraison
Je sais qu'il y a quand même
Bien d'autres horizons
A trop errer dans le couloir
De l'unanimité
J'ai fini par claquer la porte
A ma simple vérité
Bien ligoté par la spirale
Qui cherche à m'attirer
Vers le feu de son idéal
Pour mieux me consumer
Si le courant m'emmène
Proche de la déraison
Je sais qu'il y a quand même
Bien d'autres horizons
Bien d'autres horizons...
Même si le vent m'entraîne
Dans d'autres directions
Je crois encore peut-être
En ma propre raison
(Paroles et musique : Anthony et David Lérat)

Où je vais
Qu' est-ce qui me pousse
Qu'est ce qui me traîne
En ces lieux acides et funestes ?
Est-ce la peur pour mon avenir ?
Faut avoir des buts dans la vie
Y'a qu'à suivre l'itinéraire
Et le plus long sera le mieux
C'est le plus sûr pour réussir
Mais pas trop de place pour les rêves
Des aiguilles au ralenti
A quand la fin du sablier ?
Mon esprit est volatile
Et puis il fait si beau dehors
Mais mon dos plie ma tête explose
Sous les fausses notes en cascade
Parmi les foules désenchantées
Et tout ce monde pour me juger
Mais personne pour me dire où je vais
Et j'avance sans savoir où je vais
Pas de futur qui se dessine
Sur ces tableaux noirs qui s'effacent
Et se remplissent, pas d'états d'âmes
Juste des murs pour s'étouffer
Apprendre et oublier
Apprendre et oublier
Oublier les "pourquoi" qui nous rongent
Et nous murmurent qu'on a le choix
Sur les chemins de mon avenir
Peut-être que le pire reste à venir
Que restera-t-il à trouver
A genoux sur la ligne d'arrivée ?
Faudrait se faire une petite place
Et jouer des coudes si y'a plus rien
Que reste-t-il à espérer
Quand on passe son temps à se perdre ?
Mais personne pour me dire où je vais
Et j'avance sans savoir où je vais
Mais personne pour me dire où je vais
Et j'avance sans savoir où je vais
(Paroles et musique : David et Anthony Lérat)

L'élu
Bien calé sous les traits d'une élite
Cravaté par ta propre réussite
Tu cultives l'austérité
Est-ce par excès de sénélité ?
Bien lové dans les draps satinés
De ta condition privilégiée
Serviteur de l'intérêt public
De c'qui est bon pour nous
C'est toi qui décide
Tu es l'élu, par le fruit du hasard
Tu es l'élu, et tant pis pour ma poire
Tu est l'élu, rien que pour ta gloire
Tu es l'élu, mais tu n' me touches pas
Des années à apprendre à parler
Moins d'idées que de publicité
Entend-on dans tes campagnes
Les chimères qui nous enthousiasment
Rien qu'un chemin sans encombre
D'où on n'voit que les bons côtés
Et rien d'autre à l'horizon
Pour bâtir ta sommité
Tu es l'élu, par le fruit du hasard
Tu es l'élu, et tant pis pour ma poire
Tu est l'élu, rien que pour ta gloire
Tu es l'élu, mais tu n' me touches pas
(Paroles et musique : David et Anthony Lérat)

A en crever
Tout est allé si vite
Je n'reconnais plus rien
A présent je ne sais pas
De quoi sera fait demain
Dans cette voie à sens unique
J'appréhende leur lumière
Que les dés ont fait tomber
Il faut quand même avancer
Je sens l'acidité
Du bonheur qui s'en va
Et les perles salées
M'étrangler dans l'effroi
Je m'vois au fond de toi
Glisser vers l'inconnu
Me suis frappé en plein coeur
Si j'avais su...
Je t'aime mon amour
A en crever, à te crever
Au delà de la lumière, tu sais
Il y a l'obscurité
Aux fruits de notre passion
On s'est trop abandonné
Dans le mal et les regrets
Peut-on parler de destinée ?
On a tiré les ficelles
Tissé tous les chemins
Les aiguilles se sont emmêlées
L'avenir entre les mains
Et l'histoire s'est écrite
Mais elle n'me convient pas
Brusquement avortée
Les mots n'ont pas été les rois
Je t'aime mon amour
A en crever, à te crever
Au delà de la lumière, tu sais
Il y a l'obscurité
Aux fruits de notre passion
On s'est trop abandonné
Dans le mal et les regrets
Peut-on parler de destiné ?...
(Paroles et musique : Anthony et David Lérat)

Respire enfin
Je compte le temps, le temps qui m’est compté
A la faveur du doute et de la vérité
Porte-moi mon amour comme un dernier effort
Pourra-t-on tous les deux arriver à bon port ?
Peut être…si la flamme dure encore
C’est l’attente qui opère et fait briller l’absence
Et le bruit qui se perd dans ce silence
Livré à ce moment lourd et capiteux
Pardonne-moi si j’ai un peu froid aux yeux
C’est ta brise qui me glace
Plus de place pour hier ni pour demain
Si tu as l’air de rien alors respire enfin
S’il nous semble soudain qu’le sablier s’arrête
Alors marchons ensemble le long de nos rêves
Et peu importe si l’on se perd
Ca fait trop longtemps que l’on espère…
Et la nuit est si claire
Plus de place pour hier ni pour demain
Si tu as l’air de rien alors respire enfin…
Enfume-moi bébé que je n’y vois plus rien
Juste nos silhouettes abandonnées enfin
Fais rejaillir la sève par delà les sentiers
Et donne-moi un peu de ton électricité
Laisse aller, et tout ira bien
Laisse aller, plus rien au loin
Je plonge au fond de tes bras, pour remonter à la source
Même si tout semble figé, l'eau continue de couler
Plus besoin de parler, plus besoin de se taire
On peut enfin danser en dehors des repères
Laisse aller, et tout ira bien
Laisse aller, plus rien au loin
Respire enfin...
Comme un sens pour me relever...
Je compte le temps, le temps qui m'est compté
Pour ne pas laisser, la vie s'écouler
(Paroles et musique : David et Anthony Lérat)

Yoghourt Song
I was looking for words at the bottom of a beer
Drowned in my misty thoughts, I started dreaming
I told everything that came into my head
You tried to read on my lips but didn't understand
I sing a yoghourt song, I sing a yoghourt song
I sing a yoghourt song, and forget all the fucking words
Lost in the dark, I got all mixed up
Like fucking curds which are biding their time
There was in my lyrics, a kind of call of fiendish cooking
(Paroles et musique : Fin d'semaine)

L'oeil du cyclone
Eclairs
Dans le reflet des consciences
Inexorable continuité
De l’insouciance
Sous l’extase majoritaire
Automasturbation
On peut déjà sentir dans l’air
Une odeur d’évolution
Il y a au-dessus des cheminées
Un équivoque échauffement
Que les yeux catalysés
Regardent impuissants
Impuissants comme le poumon
De son corps arraché
Et qu’aucune érection
Ne peut remplacer
Dans l’œil du cyclone
Tourbillonnent les images
Dans l’œil du cyclone
C’est peut-être un mirage
Dans l’œil du cyclone
On entend la coda
Dans l’œil du cyclone
Je te vois, je me vois déjà
C’est si bon de sucer
Les morceaux du décor
Pas besoin de penser
Puisque l’eau coule encore
Et la belle bleue se lasse
S’habille de sa robe noire
Voit se briser sa glace
Sous les feux du miroir
Dans l’œil du cyclone
Tourbillonnent les images
Dans l’œil du cyclone
C’est peut-être un mirage
Dans l’œil du cyclone
On entend la coda
Dans l’œil du cyclone
Je te vois, je me vois déjà
L’équilibre du funambule
Se perd dans le contrôle
Et grincent les molécules
Détournées de leur rôle
C’est l’extension du noyau
D’atomes en boomerang
Restent les renouveaux
Sur le bout de la langue
Et au-delà des machins
Comme de rares musées
Brillent quelques écrins
De diversité
Dans l’œil du cyclone
Tourbillonnent les images
Dans l’œil du cyclone
C’est peut-être un mirage
Dans l’œil du cyclone
On entend la coda
Dans l’œil du cyclone
Je te vois, je me vois déjà
Et déjà nos sentiments
Qui s’échappent et nous échappent
Comme s’ils étaient notre propre poids
Si lourd à porter
C’est la valse des lobbies
L’hémorragie des raisons
Au profit du profit
Mais le compte c’est le temps
(Paroles et musique : David Lérat)
Demain n'existe pas
S'il ne reste rien à attendre
Que le temps pousse à s'en aller
J'aurai le coeur encore plus tendre
Pourrais-je encore le faire valser ?
Un geste perdu dans la trame
Catapulté sans y penser
J'aurai défroqué mon âme,
Et la boucle est bouclée.
Donne ta main, puisque le temps l'emportera
Demain, demain n'existe pas
Tuons-nous pour être moins morts
Si la vie se chope en aval
C’est à l’embrasure de nos pores
Que les couleurs seront moins pâles
Et si le monde nous dévore
Dans les fils noués de sa toile
On peut gerber par dessus bord
Se cogner aux étoiles
Donne ta main, puisque le temps l'emportera
Demain, demain n'existe pas
Parce que les “si” lancent
De l’espoir à l’absence
C’est nos conditions qui brillent
D’un éclat bleu
En primaire, en lumière
Dans la glace satin de nos yeux
Ouverts
En petite transe
Au parfum de l’essence
Pour mieux prolonger
La brèche du sablier
Si l’oubli sait se fendre
Même à l’ombre on pourrait resplendir
Ensemble
Ouvre ma chair
Et mets du sens à la folie
S’il y a le souffle dans les artères
De nos actes interdits
Bourre ma tête
Dans le mou de l’esprit
Ca laissera p’t-être une trace
Au passage
Aux passages
S'il ne reste rien à attendre
Que le temps pousse à s'en aller
J'aurai le coeur encore plus tendre
Ouvert comme une fleur fanée
Et dans cette éphémère valse
Insurrection de la beauté
Demeure en moi comme une angoisse
Qu'allons-nous nous laisser ?
Donne ta main, puisque le temps l'emportera
Et demain, demain n'existe pas
(Paroles et musique : David Lérat)

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